En ce moment

Titre

Artiste

Emission en cours

Nouveaux Artistes

12:30 13:00

Emission en cours

Nouveaux Artistes

12:30 13:00

Upcoming show

Nouveaux Artistes

12:30 13:00


Décollage réussi ! Le satellite européen Smile est parti pour l’espace, voici ce qu’il pourrait nous apprendre

Écrit par sur mai 19, 2026

La mission européenne a pour but d’étudier de plus près les vents solaires (responsables des aurores boréales) afin de mieux s’en protéger.Le satellite SMILE, de l’Agence spatiale européenne (ESA), lancé dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 mai, a une mission capitale : il va pouvoir observer, pour la première fois, la bataille entre les vents solaires et notre bouclier magnétique terrestre, responsable des aurores boréalesLa mission SMILE – pour Solar wind Magnetosphere Ionosphere Link Explorer – partira à 5h52 ce mardi depuis le centre spatial de Kourou, en Guyane, à bord de Vega-C, le lanceur léger de l’ESA. Initialement programmé pour le 9 avril, le lancement avait été reporté pour des raisons techniques.Une étude inédite des relations Terre-Soleil« Ce qu’on veut étudier avec SMILE, c’est la relation entre la Terre et le Soleil », et plus particulièrement, les interférences entre les particules émises par le Soleil et le bouclier magnétique qui protège la Terre, explique Philippe Escoubet, un scientifique de ce projet pour l’ESAConcrètement, il étudiera les vents solaires. Ces derniers naissent du flux de matière émis par le Soleil (appelé éjections de masse coronale), qui se produisent de manière plus ou moins intenses à la surface de l’étoile. Ces éjections de plasma créent des paquets de particules qui se propagent ensuite jusqu’à la Terre, à une vitesse pouvant atteindre deux millions de kilomètres/heure.Au contact du champ magnétique de notre planète, qui agit comme un bouclier, ces flux de particules chargées électriquement (ions) sont en grande partie détournés. Mais pas tout à fait. Quand les vents sont puissants, elles pénètrent aussi un peu dans notre atmosphère et interagissent alors avec les particules présentes dans cette atmosphère, pour engendrer le phénomène bien connu des aurores boréales.En détectant le rayonnement X émis lorsque les particules chargées du vent solaire interagissent avec les particules neutres de la haute atmosphère terrestre, les chercheurs vont pouvoir étudier pour la première fois de l’espace le bouclier protecteur de la Terre.Car il faut pouvoir s’en protéger : quand ces vents sont particulièrement forts, ils peuvent entraîner des tempêtes solaires et constituer un danger pour les satellites ou les autres éléments gravitant dans l’espace, comme la Station spatiale internationale (ISS), où se trouve actuellement Sophie Adenot. Ils dérèglent aussi nos systèmes de télécommunications.Mieux comprendre les modèles qui régissent cette météo spatiale constitue donc un enjeu crucial de sécurité pour ces installations, ainsi qu’un objectif scientifique assez important.


Les opinions du lecteur

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.