Hantavirus : la demande de masques FFP2 multipliée par cinq en une semaine
Écrit par Jonathan PIRIOU sur mai 14, 2026
Les principaux grossistes peinent à fournir les pharmacies en masques FFP2, dont la demande a été multipliée par cinq en moins d’une semaine, révèle ce jeudi France Inter. Celle pour les masques chirurgicaux a été multipliée par quatre. Des pénuries pourront durer « quelques jours ».
La demande de masques FFP2 a été multipliée par 5 en moins d’une semaine et par 4 pour les masques chirurgicaux en France révèle ce jeudi France Inter alors que les cinq ressortissants français évacués du navire de croisière MV Hondius, touché par l’hantavirus des Andes, ont été admis à l’hôpital Bichat sous étroite surveillance. L’une d’entre eux, testée positive, a vu son état se détériorer rapidement et se trouve désormais en réanimation.Un message d’alerte envoyé aux pharmacies
Les trois grossistes répartiteurs qui détiennent 95% du marché ont tous les trois envoyé un message d’alerte aux pharmacies pour leur expliquer qu’ils n’étaient plus en mesure de livrer des masques FFP2 et des masques chirurgicaux ou seulement en quantités limitées. « La fabrication est limitée en France puisque beaucoup » de fabricants « ont déposé le bilan. Nous, distributeurs, on n’en a pas beaucoup en stock parce que l’épreuve du Covid nous a laissés quand même quelques résidus de stock et donc une perte de trésorerie massive », explique Audrey Lecoq, fondatrice de Pharmazone, une centrale d’achat pharmaceutique. Elle vend en moyenne 2.400 boîtes de masques par semaine aux pharmacies, mais là en trois jours, elle en a vendu 15.000.
« Donc tout le monde est en flux tendu et on produit quand il y a la demande. Donc c’est pour ça qu’on se retrouve avec des pénuries, mais ce sont des pénuries qui vont durer quelques jours, puisqu’il faut le temps que la production se mette en route et la distribution aussi. Donc, je pense que d’ici une semaine, on ne sera plus sur cette notion de pénurie qu’on connaît en ce moment », nuance-t-elle.
Dans ce contexte, les fournisseurs en profitent. « C’est la triste loi de l’offre et la demande », confie à France Inter un pharmacien atterré par ces pratiques. Auparavant, il achetait à ses fournisseurs des boîtes de 50 masques à cinq euros. Aujourd’hui, la même boite lui est proposée à sept euros.
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