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On a l’impression d’être un peu de retour au Covid »: les hôpitaux redoutent la nouvelle canicule et l’arrivée des vacanciers

Écrit par sur juillet 5, 2026

Harassante à la fois pour les patients et les professionnels de santé, la canicule accentue la tension sur les hôpitaux, lesquels sont souvent dans l’incapacité de s’adapter face aux fortes chaleurs. Alors que Météo-France prévoit une hausse des températures dans les prochains jours, certains établissements, comme à Angoulême ou La Rochelle, ne cachent pas leur appréhension d’affronter une nouvelle vague potentiellement caniculaire.Alors que les hôpitaux se remettent à peine de la dernière canicule, une nouvelle vague de chaleur, a priori moins intense et généralisée que la précédente, est annoncée pour ce week-end, et le début de la semaine prochaine. Selon Météo-France, le thermomètre pourrait grimper jusqu’à 39°C à Angoulême mardi. De quoi préoccuper Gilles Moalic, chef de service aux urgences du Centre Hospitalier de la ville, en plein lancement des vacances scolaires.Auprès de BFM, le médecin généraliste se dit « inquiet » par cette nouvelle hausse des températures, d’autant plus que l’impact de la canicule du mois de juin se fait toujours ressentir sur l’hôpital. « Il faut généralement cinq jours à une semaine » pour que se dissipent les effets de la canicule, précisant que « des personnes âgées sont encore »Le système hospitalier est toujours fragile »Comme de nombreux établissements de santé, le Centre Hospitalier d’Angoulême a annoncé le déclenchement d’un plan blanc le 23 juin dernier pour faire face aux fortes chaleurs et à leurs conséquences sur l’activité de l’hôpital. Ce dispositif permet, entre autres, de mobiliser des ressources humaines et matérielles supplémentaires. »Le système hospitalier est toujours fragile », déplore Gilles Moalic. Et sans surprise, les températures extrêmes n’arrangent en rien la situation. »Par rapport à des grandes villes, nous avons moins de lits d’hospitalisation », explique le chef de service aux urgences d’Angoulême. Pourtant, ces derniers jours, « l’afflux de patients a augmenté de 10 à 15% », renseigne-t-il. « Nous avons constaté une augmentation de patients victimes de déshydratation, de coups de chaleur ou de pathologies liées au chaud », ajoute le médecin, selon qui le nombre de patients venus consulter pour de la traumatologie a dans le même temps diminué.L’arrivée de nombreux vacanciers sur la façade atlantiqueToujours en Nouvelle-Aquitaine, mais du côté de La Rochelle, le directeur général adjoint du Groupe Hospitalier Littoral Atlantique, Thierry Montourcy, dresse un bilan assez similaire, soulignant « un afflux d’appels important au centre 15 et une augmentation des passages aux urgences ».Recours au système D

Comme dans bon nombre d’établissements de santé, les personnels hospitaliers ont bien souvent recours au système D. Pour combattre les températures extrêmes des semaines précédentes, « nous avons loué puis acheté des climatiseurs mobiles », indique Thierry Montourcy, qui a déjà anticipé, avec ses équipes, une prochaine hausse du thermomètre. « Nous avons commandé des climatiseurs supplémentaires pour renforcer les services qui nous ont paru en difficulté au niveau de la chaleur », précise-t-il.

« On veut que les patients soient accueillis dans des conditions acceptables et ces climatiseurs refroidissent assez bien les zones encombrées », affirme le directeur général adjoint du Groupe Hospitalier Littoral Atlantique. « On fait au mieux avec les moyens qui existent aujourd’hui », poursuit-il.

À Angoulême, l’hôpital a investi dans une machine à glaçons et dans un stock de glace afin de mieux refroidir les patients arrivant aux urgences en hyperthermie. « Il faut les refroidir vite », assure Gilles Moalic. Pour ce faire, ils sont immergés dans de l’eau glacée.

Concernant la climatisation, le médecin généraliste aux urgences d’Angoulême estime que les équipes ont « beaucoup travaillé pour rénover énergétiquement l’établissement« . Mais il en faudra plus. Car dans certaines parties de l’hôpital, la température est parfois montée jusqu’à 36°C ces derniers jours.

« C’est difficile d’imaginer cet été sereinement »

En attendant, beaucoup d’hôpitaux redoutent un été caniculaire, alors que deux vagues de chaleur ont déjà frappé la France. « C’est difficile d’imaginer cet été sereinement », admet Gilles Moalic, qui dit « vivre la canicule chaque année, mais dans une moindre mesure ».

« Nous aimerions toujours être prêts davantage face aux fortes chaleurs », enchaîne dans la même veine Thierry Montourcy, confirmant que « la canicule met les ressources humaines et matérielles à rude épreuve ».C’est difficile d’imaginer cet été sereinement »En attendant, beaucoup d’hôpitaux redoutent un été caniculaire, alors que deux vagues de chaleur ont déjà frappé la France. « C’est difficile d’imaginer cet été sereinement », admet Gilles Moalic, qui dit « vivre la canicule chaque année, mais dans une moindre mesure ».

Source Bfm


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