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On a préparé nos sacs, c’est tout ce qu’on prendra si on doit partir » : en Espagne, une famille de touristes français sous la menace de l’incendie

Écrit par sur juillet 12, 2026

Une famille de touristes français est en vacances dans leur maison familiale à Los Gallardos, juste en face de l’incendie qui ravage l’Andalousie. Depuis quatre jours, ils vivent dans l’angoisse que les flammes les atteignent.L’incendie qui ravage l’Andalousie en Espagne depuis quatre jours est enfin stabilisé, selon les autorités. Ce feu particulièrement violent a fait au moins 12 victimes et une vingtaine d’autres personnes manquent à l’appel dont une Française. En cette première quinzaine de juillet, il y a en effet de nombreux touristes français dans la région. Parmi eux, la famille Navarro est venue de Béziers pour passer des vacances dans la commune de Los Gallardos, le village précis où l’incendie s’est déclenché. Les flammes n’ont pas atteint leur maison de vacances familiale. Ils s’y trouvent toujours mais ils sont sur le qui-vive.La berline de la famille Navarro est prête devant la maison. Anne-Marie s’apprête à partir à tout moment. « On a préparé nos sacs et les médicaments de ma mère, c’est tout ce qu’on prendra si on doit partir, explique-t-elle. Le reste on s’en fiche, ça peut brûler, c’est pas grave. » Anne-Marie, son mari, son frère, son neveu et sa mère dorment tout habillés depuis trois jours, au cas où ils devraient s’enfuir « parce que sinon, on se retrouverait dehors en pyjama », précise la sexagénaire. « Mon mari pourra porter ma mère parce qu’elle a 84 ans donc elle ne peut pas courir. »On ne comprenait pas pourquoi ils sonnaient les cloches »

Cette nuit encore, malgré une évolution favorable de l’incendie selon les autorités, Charlie, le frère d’Anne-Marie, et resté éveillé à faire le guet. La maison de la famille Navarro est située juste en face de l’incendie et des camions de pompiers. « J’ai été réveillé par le bruit des pompiers, des radios, raconte Charlie. Je me suis dit : ‘Ah, peut-être qu’il se passe quelque chose …’ Mais quand je suis sorti, je n’ai rien vu de spécial. »

Quand les cloches de l’église ont retenti pour avertir le village du début de l’incendie, les cinq Biterrois étaient tranquillement au bord de la piscine. « On ne comprenait pas pourquoi ils sonnaient les cloches, on pensait que c’était la messe, se souvient Anne-Marie. En France quand il y a un problème, il y a des sirènes qui sonnent. Ici il n’y a rien de tout ça. Nous on était détendus, on n’imaginait pas qu’il y avait un incendie. On voulait même faire une soirée entre filles avec notre cousine d’Espagne, se faire les cheveux et boire des mojitos. »Quand on demande à Maxime, le neveu d’Anne-Marie, s’il continue d’avoir peur aujourd’hui, sa réponse est claire : « Oui. Parce qu’on ne sait pas si ça ne va pas repartir. » La sexagénaire a reçu de nombreux messages de ses proches. « Avant quand je parlais de mes vacances, je ne disais pas : ‘Je vais à Los Gallardos’ parce que les gens ne connaissaient pas ce nom. Maintenant, tout le monde connaît. » Anne-Marie et sa famille prévoient de partir de la région le plus rapidement possible.


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