Parcoursup: Sébastien Lecornu demande un débat à l’Assemblée nationale mercredi sur le « processus d’orientation » des lycéens dans l’enseignement supérieur
Écrit par Jonathan PIRIOU sur octobre 26, 2026
Selon les informations de BFMTV, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, compte demander l’organisation, mercredi à l’Assemblée nationale d’un débat « sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur ». Ce débat ne sera pas suivi d’un vote.Après un mois de mobilisation des lycéens et étudiants, le gouvernement, qui avait promis des « réponses très concrètes », veut engager la discussion sur la plateforme Parcoursup, très décriée par les lycéens.Selon les informations de BFMTV, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, compte demander l’organisation, mercredi 28 octobre à l’Assemblée nationale d’un débat « sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur ».Ce débat serait organisé dans les modalités prévues par l’article 50-1 de la Constitution, selon lequel le gouvernement peut faire « sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat et peut, s’il le décide, faire l’objet d’un vote sans engager sa responsabilitéSelon nos informations, il s’agira dans le cas de Parcoursup d’un débat sans vote à son issue. Le but est de « recueillir les propositions post-Parcoursup de chaque groupe politique », a-t-on appris de sources concordantes.Des propositions ce lundiLes ministres Edouard Geffray (Éducation) et Philippe Baptiste (Enseignement supérieur) doivent livrer les propositions du gouvernement à l’occasion d’une conférence de presse prévue à 17h30. Auparavant, Sébastien Lecornu aura successivement reçu à partir de 14h30 à Matignon les organisations lycéennes puis étudiantes, espérant clore ainsi cinq semaines de crise entamées par des blocages d’établissements.Les organisations syndicales de personnels de l’éducation ont été conviées dans le même temps à une réunion en visioconférence avec le cabinet du ministre de l’Éducation. En fin de semaine dernière, Emmanuel Macron avait déjà reçu les organisations lycéennes et ouvert la porte à une « refonte en profondeur » de ParcoursupLes présidents d’université ont mis en garde dimanche: supprimer Parcoursup « n’est pas la solution magique » et il ne faut « pas confondre l’outil et la politique délibérée de réduction des moyens » qui « a créé de fortes tensions pour l’entrée dans l’enseignement supérieur ».Selon France Universités, qui regroupe 117 directions d’établissements de l’enseignement supérieur public, dont les présidents de quelque 70 d’universités, « Parcoursup n’est responsable ni de l’insuffisance des capacités d’accueil dans certaines filières universitaires très demandées, comme la santé, ni du manque de places (…) propres à donner de vraies chances de réussite aux titulaires de baccalauréats techniques ou professionnels qui ne trouvent pas, en licence, la réponse pertinente à leur projet personnel ».Un processus de sélection jugé opaqueCréée en 2018 pour remplacer admission post-bac (APB), la plateforme d’orientation cristallise le mécontentement des lycéens mobilisés. Une grande partie des lycéens et des parents jugent son processus de sélection opaque et discriminatoire.
Radio Ice Age France